Comment rédiger un cahier des charges web : le guide complet

par Ingrid, la personne derrière Dklic.

 

Le cahier des charges, pierre angulaire de votre projet web

Vous avez un projet de site internet ? Avant même de chercher un prestataire, prenez le temps de poser les bases. Un cahier des charges bien rédigé, c'est la garantie d'un projet qui aboutit dans les délais, dans le budget et — surtout — qui ressemble vraiment à votre entreprise.

Pas besoin d'être expert en communication ni en technique. Ce guide vous accompagne pas à pas, avec un modèle prêt à remplir en fin d'article. À la clé : des devis comparables, des prestataires alignés sur vos attentes, et un projet qui démarre du bon pied.


🎁
Téléchargez le modèle de cahier des charges web au format PDF et remplissez-le directement pour structurer votre futur site étape par étape.

 



Pourquoi rédiger un cahier des charges (et pourquoi 80 % des entreprises le négligent)

Beaucoup d'entreprises pensent gagner du temps en sautant cette étape. C'est exactement l'inverse qui se produit. Sans cahier des charges :

  • Les devis ne sont pas comparables : chaque prestataire imagine un projet différent

  • Le budget dérape : les "petites demandes" en cours de route font exploser la facture

  • Les délais s'allongent : vous redécouvrez vos besoins au fur et à mesure

  • Le résultat déçoit : votre vision n'a jamais été clairement formulée

  • Les relations se tendent : "Ce n'est pas ce que j'avais demandé" / "Ce n'est pas ce qui était prévu"

Un bon cahier des charges, c'est un contrat de confiance entre vous et votre prestataire. C'est aussi un excellent exercice de clarification pour vous-même : on n'imagine pas combien de questions structurantes émergent en le rédigeant.


Les 10 sections indispensables d'un cahier des charges web

1. Présentation de l'entreprise

Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Quelle est votre histoire, votre positionnement, vos valeurs ? Cette section donne au prestataire le contexte indispensable pour comprendre votre univers.

À inclure :

  • Nom, statut juridique, secteur d'activité

  • Date de création, taille de l'entreprise

  • Produits ou services proposés

  • Positionnement et valeurs clés

  • Concurrence directe (avec liens vers leurs sites)

2. Objectifs du projet

Pourquoi faites-vous ce site ? Quel rôle doit-il jouer dans votre activité ? Soyez concret et chiffré quand c'est possible.

Exemples d'objectifs clairs :

  • Générer 5 demandes de devis qualifiés par mois

  • Présenter notre catalogue de 80 produits avec moteur de recherche

  • Vendre en ligne nos formations (paiement intégré)

  • Asseoir notre crédibilité face à des prospects grands comptes

  • Réduire les appels entrants en répondant aux questions fréquentes

Objectif flou = projet flou. Un objectif comme "avoir un beau site moderne" ne suffit pas.

3. Cible(s) du site

À qui s'adresse votre site ? Décrivez précisément vos visiteurs idéaux. Si vous avez plusieurs cibles, hiérarchisez-les.

Pour chaque cible, précisez :

  • Profil (âge, métier, localisation, niveau d'expertise)

  • Problématique ou besoin

  • Question qu'elle se pose en arrivant sur votre site

  • Action souhaitée à la sortie (acheter, prendre rendez-vous, télécharger…)

4. Type de site et fonctionnalités attendues

Site vitrine, e-commerce, plateforme avec espace membre, blog, site événementiel ? Listez précisément les fonctionnalités souhaitées, en distinguant l'essentiel de l'optionnel.

À détailler :

  • Type de site

  • Nombre estimé de pages

  • Fonctionnalités principales (formulaire de contact, prise de rendez-vous, paiement en ligne, espace client, multilingue, recherche, filtres…)

  • Fonctionnalités secondaires (newsletter, chat, blog, témoignages dynamiques…)

  • Intégrations tierces (CRM, outil d'emailing, agenda, ERP…)

5. Arborescence et contenu

Quelles pages voulez-vous voir sur votre site ? Comment s'organisent-elles entre elles ? Cette section sert de squelette à votre projet.

Exemple d'arborescence simple :

  • Accueil

  • À propos

  • Services (avec sous-pages)

  • Réalisations / Portfolio

  • Blog

  • Contact

Précisez aussi qui rédigera les contenus : vous, un rédacteur externe, ou le prestataire ? C'est un point qui pèse fortement sur le budget et les délais.

6. Identité visuelle et univers graphique

Avez-vous déjà une charte graphique ? Si oui, fournissez-la. Sinon, partagez ce que vous aimez — et ce que vous n'aimez pas.

À transmettre :

  • Logo et déclinaisons (en .ai, .eps, .svg ou .pdf)

  • Palette de couleurs et typographies imposées

  • Photos, illustrations, icônes existantes

  • 3 à 5 sites de référence inspirants (avec ce qui vous plaît dans chacun)

  • Sites repoussoirs (très utile aussi)

  • Adjectifs qui doivent qualifier votre site (ex. "élégant, premium, chaleureux")

7. Aspects techniques et contraintes

Avez-vous des contraintes techniques connues ? Une plateforme imposée par votre hébergeur ? Un outil métier à connecter ?

À préciser :

  • Hébergement actuel ou envisagé

  • Nom de domaine (existant ou à acquérir)

  • Technologie souhaitée (WordPress, Webflow, Framer, sur-mesure…) ou laissée au choix du prestataire

  • Compatibilité mobile, performance, accessibilité

  • SEO et référencement naturel attendu

  • RGPD et collecte de données

8. Budget

Le budget est le sujet tabou par excellence — et c'est dommage. Indiquer une fourchette n'est pas se faire avoir, c'est se faire bien conseiller. Un prestataire honnête adaptera ses propositions à votre enveloppe et vous dira clairement ce qui est réaliste ou non.

Si vous ne savez pas, indiquez une fourchette large (par exemple "entre 3 000 et 6 000 €") plutôt que rien. Vous pouvez aussi demander conseil sur ce qu'un budget donné permet de réaliser.

9. Planning souhaité

Quand le site doit-il être en ligne ? Y a-t-il une échéance impérative (salon, lancement produit, fin d'année fiscale) ? Soyez réaliste : un site vitrine sérieux demande 6 à 12 semaines entre le brief et la mise en ligne.

À préciser :

  • Date idéale de mise en ligne

  • Date butoir éventuelle (et pourquoi)

  • Vos disponibilités pour les validations

  • Période de congés à anticiper

10. Maintenance, hébergement et évolutions

Que se passe-t-il après la mise en ligne ? Beaucoup d'entreprises l'oublient et se retrouvent avec un site sans maintenance, qui finit par tomber.

À aborder :

  • Maintenance technique souhaitée (mises à jour, sécurité, sauvegardes)

  • Maintenance éditoriale (qui modifie les contenus, qui ajoute les articles)

  • Formation à la prise en main du back-office

  • Évolutions prévisibles à 6, 12, 24 mois


Les 7 erreurs à éviter quand on rédige son cahier des charges

  1. Vouloir tout mettre dès le départ. Un site qui essaie de tout faire ne fait rien bien. Commencez par l'essentiel, prévoyez les évolutions.

  2. Copier le cahier des charges d'une autre entreprise. Votre site doit refléter VOTRE positionnement, pas celui du voisin.

  3. Décrire des solutions plutôt que des besoins. Dites "je veux que mes prospects puissent réserver un créneau" plutôt que "je veux Calendly intégré". Laissez le prestataire proposer la meilleure solution.

  4. Cacher son budget. Vous obtenez des devis non comparables et vous perdez du temps des deux côtés.

  5. Oublier la production des contenus. Textes, photos, vidéos : c'est souvent ce qui retarde le plus un projet web.

  6. Sous-estimer la phase de validation. Prévoyez du temps pour relire, tester, faire valider en interne.

  7. Confondre cahier des charges et brief créatif. Le cahier des charges, c'est le périmètre fonctionnel. Le brief créatif, c'est l'univers visuel et émotionnel. Les deux sont nécessaires.



Et après ? Les bonnes pratiques pour bien démarrer

Une fois votre cahier des charges rédigé :

  1. Faites-le relire en interne par 2 ou 3 personnes (commercial, dirigeant, utilisateur final)

  2. Envoyez-le à 2 ou 3 prestataires maximum pas plus, vous vous noyez dans les devis

  3. Demandez un rendez-vous avant le devis : le courant passe, ou pas. C'est aussi important que le prix.

  4. Comparez sur la méthode, pas seulement sur le tarif. Un prestataire qui pose des questions précises est un prestataire qui s'investit.

  5. Gardez votre cahier des charges vivant : il évoluera pendant le projet, c'est normal.



"Préparer le cahier des charges en amont avec Ingrid nous a fait gagner un temps fou. On savait exactement où on allait, et le résultat était parfaitement aligné avec ce qu'on avait imaginé."
Marc D. - Dirigeant TPE

 

🎁
Téléchargez le modèle de cahier des charges web au format PDF et remplissez-le directement pour structurer votre futur site étape par étape.




FAQ rapide — Cahier des charges web

Combien de pages doit faire un cahier des charges ?
Pour un site vitrine, 5 à 10 pages bien remplies suffisent. Au-delà, vous risquez le syndrome du document fleuve que personne ne lit. La qualité prime sur la quantité.

Faut-il un cahier des charges même pour un petit projet ?
Oui, dans une version simplifiée. Même 2 pages bien structurées valent mieux que 10 emails dispersés.

Qui doit rédiger le cahier des charges : moi ou le prestataire ?
Vous le rédigez, idéalement. C'est votre vision, vos objectifs, votre entreprise. Un bon prestataire peut vous accompagner dans cette rédaction (c'est même ce que je propose chez Dklic), mais le contenu doit venir de vous.

Que faire si je ne sais pas répondre à certaines questions ?
Laissez la case vide ou notez "à discuter avec le prestataire". C'est précisément ce qui sera abordé en rendez-vous.

Le cahier des charges peut-il évoluer pendant le projet ?
Oui, à condition de tracer les évolutions. Toute modification doit être validée par les deux parties pour préserver le budget et les délais.


Besoin d'aide pour structurer votre projet ?

Rédiger un cahier des charges quand on n'est pas du métier, ce n'est pas évident. Chez Dklic, nous proposons un accompagnement amont pour clarifier votre projet, structurer vos besoins et préparer un brief solide, avant même de démarrer la création.

Réservez 30 minutes de découverte pour échanger sur votre projet. 🤓

Soyez remarquable.