par Ingrid, la personne derrière Dklic.
Vous avez un projet de site internet ? Avant même de chercher un prestataire, prenez le temps de poser les bases. Un cahier des charges bien rédigé, c'est la garantie d'un projet qui aboutit dans les délais, dans le budget et — surtout — qui ressemble vraiment à votre entreprise.
Pas besoin d'être expert en communication ni en technique. Ce guide vous accompagne pas à pas, avec un modèle prêt à remplir en fin d'article. À la clé : des devis comparables, des prestataires alignés sur vos attentes, et un projet qui démarre du bon pied.
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Beaucoup d'entreprises pensent gagner du temps en sautant cette étape. C'est exactement l'inverse qui se produit. Sans cahier des charges :
Les devis ne sont pas comparables : chaque prestataire imagine un projet différent
Le budget dérape : les "petites demandes" en cours de route font exploser la facture
Les délais s'allongent : vous redécouvrez vos besoins au fur et à mesure
Le résultat déçoit : votre vision n'a jamais été clairement formulée
Les relations se tendent : "Ce n'est pas ce que j'avais demandé" / "Ce n'est pas ce qui était prévu"
Un bon cahier des charges, c'est un contrat de confiance entre vous et votre prestataire. C'est aussi un excellent exercice de clarification pour vous-même : on n'imagine pas combien de questions structurantes émergent en le rédigeant.
Qui êtes-vous ? Que faites-vous ? Quelle est votre histoire, votre positionnement, vos valeurs ? Cette section donne au prestataire le contexte indispensable pour comprendre votre univers.
À inclure :
Nom, statut juridique, secteur d'activité
Date de création, taille de l'entreprise
Produits ou services proposés
Positionnement et valeurs clés
Concurrence directe (avec liens vers leurs sites)
Pourquoi faites-vous ce site ? Quel rôle doit-il jouer dans votre activité ? Soyez concret et chiffré quand c'est possible.
Exemples d'objectifs clairs :
Générer 5 demandes de devis qualifiés par mois
Présenter notre catalogue de 80 produits avec moteur de recherche
Vendre en ligne nos formations (paiement intégré)
Asseoir notre crédibilité face à des prospects grands comptes
Réduire les appels entrants en répondant aux questions fréquentes
Objectif flou = projet flou. Un objectif comme "avoir un beau site moderne" ne suffit pas.
À qui s'adresse votre site ? Décrivez précisément vos visiteurs idéaux. Si vous avez plusieurs cibles, hiérarchisez-les.
Pour chaque cible, précisez :
Profil (âge, métier, localisation, niveau d'expertise)
Problématique ou besoin
Question qu'elle se pose en arrivant sur votre site
Action souhaitée à la sortie (acheter, prendre rendez-vous, télécharger…)
Site vitrine, e-commerce, plateforme avec espace membre, blog, site événementiel ? Listez précisément les fonctionnalités souhaitées, en distinguant l'essentiel de l'optionnel.
À détailler :
Type de site
Nombre estimé de pages
Fonctionnalités principales (formulaire de contact, prise de rendez-vous, paiement en ligne, espace client, multilingue, recherche, filtres…)
Fonctionnalités secondaires (newsletter, chat, blog, témoignages dynamiques…)
Intégrations tierces (CRM, outil d'emailing, agenda, ERP…)
Quelles pages voulez-vous voir sur votre site ? Comment s'organisent-elles entre elles ? Cette section sert de squelette à votre projet.
Exemple d'arborescence simple :
Accueil
À propos
Services (avec sous-pages)
Réalisations / Portfolio
Blog
Contact
Précisez aussi qui rédigera les contenus : vous, un rédacteur externe, ou le prestataire ? C'est un point qui pèse fortement sur le budget et les délais.
Avez-vous déjà une charte graphique ? Si oui, fournissez-la. Sinon, partagez ce que vous aimez — et ce que vous n'aimez pas.
À transmettre :
Logo et déclinaisons (en .ai, .eps, .svg ou .pdf)
Palette de couleurs et typographies imposées
Photos, illustrations, icônes existantes
3 à 5 sites de référence inspirants (avec ce qui vous plaît dans chacun)
Sites repoussoirs (très utile aussi)
Adjectifs qui doivent qualifier votre site (ex. "élégant, premium, chaleureux")
Avez-vous des contraintes techniques connues ? Une plateforme imposée par votre hébergeur ? Un outil métier à connecter ?
À préciser :
Hébergement actuel ou envisagé
Nom de domaine (existant ou à acquérir)
Technologie souhaitée (WordPress, Webflow, Framer, sur-mesure…) ou laissée au choix du prestataire
Compatibilité mobile, performance, accessibilité
SEO et référencement naturel attendu
RGPD et collecte de données
Le budget est le sujet tabou par excellence — et c'est dommage. Indiquer une fourchette n'est pas se faire avoir, c'est se faire bien conseiller. Un prestataire honnête adaptera ses propositions à votre enveloppe et vous dira clairement ce qui est réaliste ou non.
Si vous ne savez pas, indiquez une fourchette large (par exemple "entre 3 000 et 6 000 €") plutôt que rien. Vous pouvez aussi demander conseil sur ce qu'un budget donné permet de réaliser.
Quand le site doit-il être en ligne ? Y a-t-il une échéance impérative (salon, lancement produit, fin d'année fiscale) ? Soyez réaliste : un site vitrine sérieux demande 6 à 12 semaines entre le brief et la mise en ligne.
À préciser :
Date idéale de mise en ligne
Date butoir éventuelle (et pourquoi)
Vos disponibilités pour les validations
Période de congés à anticiper
Que se passe-t-il après la mise en ligne ? Beaucoup d'entreprises l'oublient et se retrouvent avec un site sans maintenance, qui finit par tomber.
À aborder :
Maintenance technique souhaitée (mises à jour, sécurité, sauvegardes)
Maintenance éditoriale (qui modifie les contenus, qui ajoute les articles)
Formation à la prise en main du back-office
Évolutions prévisibles à 6, 12, 24 mois
Vouloir tout mettre dès le départ. Un site qui essaie de tout faire ne fait rien bien. Commencez par l'essentiel, prévoyez les évolutions.
Copier le cahier des charges d'une autre entreprise. Votre site doit refléter VOTRE positionnement, pas celui du voisin.
Décrire des solutions plutôt que des besoins. Dites "je veux que mes prospects puissent réserver un créneau" plutôt que "je veux Calendly intégré". Laissez le prestataire proposer la meilleure solution.
Cacher son budget. Vous obtenez des devis non comparables et vous perdez du temps des deux côtés.
Oublier la production des contenus. Textes, photos, vidéos : c'est souvent ce qui retarde le plus un projet web.
Sous-estimer la phase de validation. Prévoyez du temps pour relire, tester, faire valider en interne.
Confondre cahier des charges et brief créatif. Le cahier des charges, c'est le périmètre fonctionnel. Le brief créatif, c'est l'univers visuel et émotionnel. Les deux sont nécessaires.
Une fois votre cahier des charges rédigé :
Faites-le relire en interne par 2 ou 3 personnes (commercial, dirigeant, utilisateur final)
Envoyez-le à 2 ou 3 prestataires maximum pas plus, vous vous noyez dans les devis
Demandez un rendez-vous avant le devis : le courant passe, ou pas. C'est aussi important que le prix.
Comparez sur la méthode, pas seulement sur le tarif. Un prestataire qui pose des questions précises est un prestataire qui s'investit.
Gardez votre cahier des charges vivant : il évoluera pendant le projet, c'est normal.
"Préparer le cahier des charges en amont avec Ingrid nous a fait gagner un temps fou. On savait exactement où on allait, et le résultat était parfaitement aligné avec ce qu'on avait imaginé."
Marc D. - Dirigeant TPE
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Combien de pages doit faire un cahier des charges ?
Pour un site vitrine, 5 à 10 pages bien remplies suffisent. Au-delà, vous risquez le syndrome du document fleuve que personne ne lit. La qualité prime sur la quantité.
Faut-il un cahier des charges même pour un petit projet ?
Oui, dans une version simplifiée. Même 2 pages bien structurées valent mieux que 10 emails dispersés.
Qui doit rédiger le cahier des charges : moi ou le prestataire ?
Vous le rédigez, idéalement. C'est votre vision, vos objectifs, votre entreprise. Un bon prestataire peut vous accompagner dans cette rédaction (c'est même ce que je propose chez Dklic), mais le contenu doit venir de vous.
Que faire si je ne sais pas répondre à certaines questions ?
Laissez la case vide ou notez "à discuter avec le prestataire". C'est précisément ce qui sera abordé en rendez-vous.
Le cahier des charges peut-il évoluer pendant le projet ?
Oui, à condition de tracer les évolutions. Toute modification doit être validée par les deux parties pour préserver le budget et les délais.
Rédiger un cahier des charges quand on n'est pas du métier, ce n'est pas évident. Chez Dklic, nous proposons un accompagnement amont pour clarifier votre projet, structurer vos besoins et préparer un brief solide, avant même de démarrer la création.
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